Carte de pêche et réglementation : l’essentiel

Avant la canne, il y a la carte de pêche. En France, toute pêche en eau douce impose d’adhérer à une AAPPMA (association agréée pour la pêche et la protection du milieu aquatique) et de s’acquitter de la redevance milieux aquatiques. Le contrôle peut avoir lieu à tout moment.
Quelle carte pour quel usage ?
- La carte annuelle personne majeure, souvent interfédérale, ouvre les eaux de nombreux départements réciprocitaires.
- La carte découverte pour les moins de 12 ans et la carte mineure (12-18 ans) sont très accessibles.
- La carte hebdomadaire « vacances » et la journalière conviennent aux séjours ponctuels.
Elles s’achètent en ligne ou chez les dépositaires ; conservez-la sur vous, en version papier ou sur téléphone.
Périodes d’ouverture
Les cours d’eau sont classés en première catégorie (dominante salmonidés) et deuxième catégorie. En première catégorie, l’ouverture de la truite se situe généralement au deuxième samedi de mars et la fermeture à la mi-septembre. En deuxième catégorie, la pêche est ouverte toute l’année pour la majorité des espèces, mais celle du brochet est fermée du dernier dimanche de janvier au dernier samedi d’avril, période de reproduction. Les horaires vont d’une demi-heure avant le lever à une demi-heure après le coucher du soleil.
Tailles minimales et quotas
Les tailles légales de capture (60 cm pour le brochet, 50 cm pour le sandre, 23 à 25 cm pour la truite selon les départements) et les quotas journaliers — souvent trois carnassiers par jour et par pêcheur — figurent dans l’arrêté préfectoral annuel. Un mètre ruban dans la poche évite toute approximation.
À retenir
Vérifiez chaque année l’arrêté de votre département : classements, réserves, parcours no-kill et interdictions locales évoluent. Une bonne partie de la pêche responsable tient à cette lecture de dix minutes — et le reste, au respect des berges et des propriétés riveraines.