Quotas et nombre de prises : ce que dit l’arrêté
A retenir :
- Quotas distincts selon les espèces, les zones et les périodes autorisées
- Tailles minimales et obligations de déclaration à vérifier avant chaque sortie
- Autorisation annuelle et bague obligatoire pour conserver un thon rouge
- Moratoires méditerranéens imposant la remise à l’eau de certaines espèces
En 2026, le nombre de prises autorisé dépend de l’espèce, de la zone maritime et de la période de pêche. Un quota journalier ne remplace ni la taille minimale ni les obligations de marquage ou de déclaration.
Les règles peuvent aussi relever d’un arrêté préfectoral ou d’un texte national. Avant d’embarquer, il faut donc confronter les quotas de pêche indiqués pour son secteur aux consignes officielles en vigueur.
Quotas et nombre de prises : les règles par espèce
Une fois les limites de capture identifiées, le premier réflexe consiste à vérifier où et quand elles s’appliquent. Les chiffres ne sont pas uniformes d’une façade maritime à l’autre.
Bar et lieu jaune : des plafonds différents selon la zone
Dans les éléments réglementaires fournis pour 2026, le bar fait l’objet de règles distinctes au nord et au sud du 48e parallèle. Au nord, le plafond annoncé est de trois poissons par jour, du 1er avril au 31 décembre, tandis que février et mars sont réservés au no-kill.
Au sud, dans le golfe de Gascogne, la limite indiquée est de deux bars quotidiens toute l’année. La taille minimale annoncée pour ces zones atlantiques est de 42 centimètres : un poisson plus petit doit être relâché, même si le quota n’est pas atteint.
Comparer les plafonds avant de partir
Le tableau distingue les situations décrites dans les données disponibles. Les règles locales et les éventuelles mises à jour de l’arrêté applicable restent à contrôler avant la sortie.
Repères de capture par zone :
- Bar au nord du 48e parallèle : trois par jour en période ouverte
- Bar dans le golfe de Gascogne : deux par jour, taille minimale de 42 cm
- Lieu jaune au nord : trois par jour, taille minimale de 42 cm
- Lieu jaune au sud : deux par jour, taille minimale de 42 cm
| Espèce | Zone | Limite ou règle annoncée | Condition associée |
|---|---|---|---|
| Bar | Nord du 48e parallèle | 3 par jour | Du 1er avril au 31 décembre ; no-kill en février et mars |
| Bar | Golfe de Gascogne | 2 par jour | Taille minimale de 42 cm |
| Lieu jaune | Nord du 48e parallèle | 3 par jour | Taille minimale de 42 cm |
| Lieu jaune | Sud du 48e parallèle | 2 par jour | Taille minimale de 42 cm |
Selon les données réglementaires fournies pour 2026, le lieu jaune et le bar ne partagent donc pas un plafond identique selon les secteurs. Ces différences rendent la carte de zone aussi importante que le calendrier de pêche.
Arrêté, déclaration et marquage des captures
Ces plafonds ne suffisent pas à définir la réglementation de la pêche : certaines espèces exigent aussi une déclaration, un marquage ou une autorisation individuelle. C’est particulièrement déterminant pour le thon rouge.
Thon rouge : autorisation et bague
Les éléments transmis indiquent qu’une autorisation annuelle de pêche et une bague physique sont nécessaires pour conserver un thon rouge. La période annoncée s’étend du 10 juillet au 16 octobre 2026, avec une demande d’autorisation à déposer entre avril et mai.
La bague doit être posée immédiatement après la capture et marquée selon la procédure prévue. Selon ces mêmes données, la règle générale est d’une bague par navire et par an : un pêcheur doit vérifier son autorisation auprès de l’administration compétente avant de cibler cette espèce.
RecFishing et coupe de la nageoire caudale
Selon les informations fournies, l’application européenne RecFishing s’applique depuis le 12 février 2026 aux pêcheurs de loisir en mer âgés de 16 ans ou plus, pour les espèces sensibles concernées. Les captures doivent être déclarées, y compris certaines prises relâchées ; la liste exacte dépend des espèces et des zones.
Une autre obligation concerne le marquage des poissons conservés. La coupe du lobe inférieur de la nageoire caudale est annoncée pour plusieurs espèces, tandis que la taille doit rester mesurable au contrôle.
Obligations à vérifier avant la sortie :
- Enregistrement et déclaration des espèces soumises à RecFishing
- Autorisation annuelle et bague avant toute rétention d’un thon rouge
- Marquage réglementaire des prises conservées lorsqu’il est requis
- Arrêté préfectoral applicable au secteur et aux périodes de pêche
| Dispositif | Espèces ou situation | Action indiquée | Point de vigilance |
|---|---|---|---|
| Déclaration RecFishing | Espèces sensibles concernées | Déclarer les captures, parfois aussi les remises à l’eau | Vérifier la liste selon la zone |
| Autorisation annuelle | Thon rouge | Obtenir l’autorisation avant la pêche | Respecter les dates de demande et d’ouverture |
| Bague physique | Thon rouge conservé | Poser et marquer la bague après capture | Ne pas conserver sans bague valide |
| Coupe caudale | Espèces soumises au marquage | Couper le lobe inférieur selon la règle | Ne pas empêcher la mesure de la taille |
Le respect des quotas suppose donc de compter les prises, mais aussi de suivre les formalités qui les accompagnent. La préparation administrative évite qu’une capture autorisée devienne irrégulière au débarquement.
Espèces protégées et sanctions réglementaires
Au-delà des quotas chiffrés, certaines espèces relèvent d’une interdiction totale ou d’un moratoire. Cette différence change la conduite à tenir : un quota nul n’est pas une autorisation de pêcher puis de relâcher.
Mérou et corb : tenir compte des moratoires
Selon les informations communiquées, le mérou brun et plusieurs autres mérous sont soumis à une interdiction en Méditerranée française, annoncée jusqu’en 2033 pour le mérou brun. Le corb fait également l’objet d’un moratoire dans cette région.
En pratique, un pêcheur qui rencontre une espèce interdite doit éviter de la cibler et la remettre à l’eau avec précaution si elle est capturée accidentellement. Un arrêté préfectoral peut préciser le périmètre ou les mesures applicables : les consignes locales doivent être consultées avant l’activité.
Pourquoi les règles doivent être vérifiées
Les sanctions réglementaires peuvent varier selon l’infraction : dépassement de quota, défaut de marquage, capture d’une espèce protégée ou absence d’autorisation. Les montants et procédures doivent être confirmés dans les textes officiels en vigueur, plutôt que déduits d’un tableau récapitulatif isolé.
Selon le règlement européen 2024/257, les plafonds annuels de captures encadrent la gestion des ressources halieutiques. Selon les informations communiquées sur RecFishing, les déclarations renforcent aussi le suivi des captures de loisir, tandis que les arrêtés nationaux ou locaux précisent les règles applicables au pêcheur.
Vérifications utiles au départ :
- Zone de pêche et limites géographiques applicables
- Espèces autorisées, périodes ouvertes et éventuels moratoires
- Nombre de prises, taille minimale et obligations de déclaration
- Texte officiel le plus récent et consignes de contrôle locales
La règle la plus sûre reste de confronter les plafonds généraux aux textes officiels de sa façade maritime, car une espèce, une date ou une zone peut modifier les obligations.